Condamné au monde correct.


Symbiose entre la droiture et l’anfractuosité, ce style évoque la question d’un dépaysement d’un individu dans le monde dit «correct». Ce mot est devenu fondamental dans une vision du monde moderne. Le fait de considérer le bonheur comme une obligation infaillible nous pousse à se plonger dans une utopie linéaire où chaque chose et chaque action doivent être parfaites. L’époque numérique ne fait qu’affecter cette impression. Le monde ne possède plus les droits sur l’existence douteuse ou non «clean». Entre emballages de plastique, vedettes de télé, design numérique, tolérance abusive, sécurité totale, bienséance pesante, démocratie des masses, réussites professionnelles etc., il se trouve un complot silencieux de la convenance qui absorbe l’homme. L’issue de cette action est un être humain ravagé, un malade mental, refugié politique, un émigrant, cloitré chez soi, prisonnier du secret de ne pas être idéal, entouré des objets anfractueux mais tout de même réels comme il l’est lui-même. Cela crée une solitude vague survivante d’un grand mensonge de l’humanité – le bonheur. 

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